
La France est arrivée à un moment de vérité.
Depuis quinze années, les gouvernements successifs ont principalement cherché à préserver l'architecture existante de l'État social, à amortir les crises successives et à différer les ajustements structurels. Cette stratégie a pu se justifier dans l'urgence. Elle n'a cependant pas permis de rétablir durablement les comptes publics.
La dette s'est accumulée. Les déficits se sont enracinés. L'État a progressivement perdu des marges de manœuvre budgétaires essentielles.
Dans une telle situation, croire qu'un redressement pourrait s'opérer sans effort collectif, sans renoncement, sans réforme profonde et sans mobilisation nationale relève davantage du vœu pieux que de la politique.
Le temps des ajustements marginaux est révolu.
Le redressement exige désormais une action puissante, cohérente et assumée.
L'État doit concentrer l'essentiel de ses ressources sur les fonctions qui fondent la continuité de la Nation :
Toute dépense publique ne répondant pas directement à ces objectifs devra être réévaluée à l'aune de son utilité réelle pour l'intérêt général.
L'objectif est de passer d'un État dispersé à un État stratège.
Création d'un régime universel applicable à l'ensemble des citoyens :
Liquidation de la retraite après :
Suppression progressive des régimes spéciaux et des dispositifs dérogatoires.
Mise en cohérence progressive :
Le principe fondamental devient :
À contribution égale, droits égaux.
Réexamen systématique de l'ensemble des dérogations :
Suppression des dispositifs dont l'efficacité économique ou sociale n'est pas démontrée.
Objectif :
Toute entreprise réalisant son activité économique sur le territoire national devra contribuer selon des règles équitables, quelle que soit la localisation de son siège social.
Le principe directeur est simple :
Même marché, mêmes règles, même contribution.
Audit complet :
Suppression ou fusion des structures dont l'utilité n'est pas clairement démontrée.
Mise sous tutelle renforcée des collectivités présentant plusieurs exercices déficitaires successifs.
L'équilibre budgétaire redevient la règle et non l'exception.
Le système de santé doit être protégé en tant que pilier national.
En contrepartie :
L'effort financier doit être dirigé vers le soin et non vers les lourdeurs bureaucratiques.
L'énergie constitue la condition première de toute puissance économique.
L'État reprend un rôle stratégique dans :
Objectifs :
L'eau et la forêt deviennent des priorités nationales.
Construction d'infrastructures destinées à :
Lancement d'un vaste programme de reboisement :
Cette politique est considérée comme un investissement patrimonial pour les générations futures.
Modernisation massive :
Objectifs :
Investissements de grande ampleur dans :
L'intelligence artificielle est considérée comme le moteur principal des gains futurs de productivité.
La dette excessive représente une menace pour la souveraineté nationale.
Le programme repose sur plusieurs leviers.
Acceptation d'une inflation cible proche de 3 % afin de réduire progressivement le poids réel de la dette.
Mobilisation exceptionnelle de l'épargne nationale.
Objectif :
Ouverture d'un débat national sur les modalités de restructuration de certaines composantes de la dette publique dans le cadre des intérêts supérieurs de la Nation.
Le redressement ne pourra réussir par la seule action administrative.
Il suppose :
Produire davantage. Dépenser mieux. Simplifier radicalement. Investir dans les actifs stratégiques. Réduire les privilèges et les rentes. Restaurer la souveraineté financière, industrielle, énergétique et technologique de la Nation.
Ce programme repose sur le constat que la France ne souffre pas seulement d'un déficit budgétaire, mais d'un déséquilibre plus profond entre la richesse qu'elle produit et les engagements qu'elle finance.
Selon cette vision, le redressement n'est ni une opération comptable ni une simple réforme administrative. Il constitue un effort historique comparable à ceux entrepris lors des grandes périodes de reconstruction nationale, avec l'ambition de transmettre aux générations futures un État plus solide, une économie plus productive et une dette enfin maîtrisée.