HÉLIANTHUS 
SOCIETE D'AVOCAT
 



ACTION MILITARO-INDUSTRIELLE SINO-RUSSE, VERS LA FIN DE LA TOUTE PUISSANCE AMERICAINE?

Conséquences mondiales d'une offensive coordonnée Russo-Chinoise contre les piliers de l'économie numérique

L’ordre mondial contemporain repose sur un équilibre fragile de dépendances technologiques hyper-spécialisées et géographiquement concentrées. Au cœur de cette architecture se trouvent deux entreprises dont l’importance dépasse de loin leur capitalisation boursière : ASML aux Pays-Bas et la Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) à Taïwan. La perspective d’une action militaire parallèle et concomitante de la Russie et de la Chine, visant respectivement à s’emparer ou à détruire ces deux centres de gravité, représente le scénario de rupture systémique le plus extrême pour l’économie politique internationale. Un tel événement ne constituerait pas seulement une crise géopolitique majeure, mais une décapitation technologique capable de précipiter la civilisation industrielle dans une nouvelle ère d’instabilité profonde et de régression technologique.

Le MiG-35 fait son entrée dans l'armée russe. - Aerobuzz ...



La logique géopolitique d'une double décapitation stratégique

La convergence des intérêts russes et chinois, autrefois qualifiée de simple partenariat de commodité, a évolué vers un alignement structurel visant à réviser l'ordre international post-Guerre froide. Cette vision, enracinée dans la Déclaration conjointe de 1997 sur un monde multipolaire, s'oppose radicalement à l'hégémonie perçue des États-Unis et de leurs alliés. Une action militaire coordonnée contre ASML et TSMC marquerait l'apogée de cette politique révisionniste, transformant l'interdépendance économique, autrefois vue comme un gage de paix, en une arme de destruction massive de l'influence occidentale.

Pour la Fédération de Russie, cibler ASML à Veldhoven s'inscrit dans une doctrine de guerre hybride et de confrontation structurelle avec l'OTAN. L'objectif n'est pas tant l'acquisition de la technologie — dont l'exploitation est impossible sans un écosystème global de soutien — que la neutralisation de l'avantage technologique de l'Occident et le déclenchement d'un choc économique insurmontable pour l'Europe.

Pour la Chine, la prise de contrôle ou la destruction de TSMC représente l'aboutissement de son récit de « rajeunissement national » et de réunification, tout en privant les États-Unis des puces nécessaires à leur suprématie en matière d'intelligence artificielle.

 

Comparaison des objectifs stratégiques et capacités militaires

 
Acteur Cible Objectif Primaire Levier de Puissance Budget Défense (Est. 2024/25)
Fédération de Russie ASML (Pays-Bas)

Sabotage de l'OTAN et paralysie économique de l'UE.

Guerre hybride, forces spéciales, menace nucléaire.

$154 Milliards

République Populaire de Chine TSMC (Taïwan)

Réunification nationale et contrôle du marché des puces IA.

Invasion amphibie, blocus, déni d'accès (A2/AD).

$293 Milliards 

États-Unis et Alliés Protection ASML/TSMC

Préservation de la supériorité technologique et du bouclier de silicium.

Déploiement global, alliances (OTAN, QUAD), sanctions massives.

$770 Milliards 

L'offensive Russe contre ASML et la paralysie de l'Europe

ASML occupe une position de monopole absolu dans la fourniture de machines de lithographie par ultraviolets extrêmes (EUV), indispensables à la fabrication de puces inférieures à 7 nanomètres (nm). Une action militaire russe sur le sol néerlandais, qu'il s'agisse de destructions par frappes de précision ou d'une opération de forces spéciales pour s'emparer des installations, déclencherait une crise sans précédent au sein de l'OTAN et de l'Union européenne.

Les implications juridiques et militaires : article 5 de l'OTAN et article 42(7) du TUE

L'attaque contre ASML constituerait indubitablement un « acte d'agression armée » sur le territoire d'un membre de l'OTAN, activant potentiellement l'Article 5 du Traité de Washington. L'assistance mutuelle peut inclure l'usage de la force armée pour restaurer la sécurité de la zone Nord-Atlantique. Parallèlement, l'Article 42(7) du Traité sur l'Union européenne impose une obligation d'aide et d'assistance par tous les moyens en leur pouvoir.

Cependant, la stratégie russe pourrait reposer sur l'ambiguïté. L'utilisation de tactiques de « zone grise », de cyberattaques massives contre les infrastructures néerlandaises ou d'opérations de sabotage niables pourrait retarder le consensus nécessaire au sein du Conseil de l'Atlantique Nord. Si la Russie parvient à paralyser ASML sans déclencher une réponse militaire immédiate et unifiée, elle expose la fragilité de la sécurité collective européenne.

Les obstacles techniques à l'occupation et le sabotage à distance

La prise de possession physique d'ASML par la Russie ne se traduirait pas par une montée en puissance technologique immédiate. Un scanner EUV est une merveille d'ingénierie composée de plus de 100 000 pièces provenant d'un réseau mondial de 800 fournisseurs, incluant des optiques critiques de l'allemand Carl Zeiss et des sources laser américaines.

Les machines sont dotées de verrous logiciels et de dispositifs de neutralisation à distance (kill switches) qui peuvent être activés en cas d'invasion.

Le maintien en condition opérationnelle de ces machines exige des ingénieurs hautement spécialisés et un flux constant de pièces de rechange propriétaires. Sans le soutien de l'organisation de service d'ASML, les installations saisies deviendraient rapidement des « monuments de haute technologie » inutilisables. Par conséquent, l'action russe viserait probablement davantage la destruction de ce nœud vital pour empêcher l'Occident de maintenir son avance militaire et économique.

Composant critique EUV Origine / Partenaire Vulnérabilité en cas d'occupation
Optiques et Miroirs Carl Zeiss SMT (Allemagne)

Impossible à reproduire sans l'expertise allemande.

Source de Lumière Cymer (États-Unis / Filiale ASML)

Dépendance aux technologies laser américaines.

Systèmes de Vide Edwards (Royaume-Uni) / Autres

Maintenance critique requise pour éviter la contamination.

Logiciel de Contrôle ASML (Pays-Bas)

Chiffrement et verrouillage à distance.

L'offensive Chinoise contre TSMC : l'effondrement du bouclier de silicium

Pour Taïwan, la domination de TSMC sur le marché mondial des semi-conducteurs a longtemps été perçue comme un « bouclier de silicium » dissuadant une agression chinoise, car la destruction de l'industrie taïwanaise entraînerait une catastrophe économique pour la Chine elle-même.

Une action militaire concomitante à l'offensive russe suggérerait que Pékin a calculé que les bénéfices géopolitiques de la réunification et du contrôle des puces IA surpassent les coûts économiques immédiats.

La mécanique du conflit : blocus versus invasion

Une invasion amphibie de Taïwan ou un blocus total visant à forcer la reddition de l'île paralyserait instantanément 92 % de la capacité mondiale de production de puces logiques avancées.TSMC fabrique la quasi-totalité des puces de moins de 5 nm utilisées dans les centres de données, les smartphones et les systèmes d'armement sophistiqués. Un conflit de pleine intensité entraînerait une perte estimée à 10 000 milliards de dollars pour l'économie mondiale, dépassant les impacts combinés de la crise financière de 2008 et de la pandémie de COVID-19.

Pékin pourrait également cibler TSMC pour niveler le terrain de jeu dans la compétition sur l'intelligence artificielle. Actuellement, les États-Unis conservent une avance grâce à l'accès exclusif aux puces produites par TSMC pour des entreprises comme NVIDIA et AMD.

En s'emparant de ces installations, ou en les détruisant, la Chine éliminerait l'avantage computationnel américain.

La stratégie de la « pilule empoisonnée »

À l'instar d'ASML, TSMC dispose de protocoles de sécurité extrêmes. Les installations de fabrication (fabs) sont extrêmement sensibles aux vibrations, à la contamination et aux interruptions électriques. Un bombardement, même mineur, ou une coupure prolongée de l'approvisionnement en eau et en électricité rendrait les machines EUV inutilisables. De plus, le personnel de TSMC, détenteur du savoir-faire opérationnel unique, pourrait être évacué ou refuser de coopérer sous occupation, transformant les fabs en coquilles vides.

Paramètre Économique Impact Taïwan Impact Chine Impact États-Unis
Croissance du PIB (an 1)

-40 % 

-7 % 

-8 % 

Secteur Technologique

Arrêt total des exportations 

Perte d'accès aux puces IA haut de gamme 

Pénurie critique de composants IA et mobiles 

Chaîne d'Approvisionnement

Rupture physique des flux 

Choc systémique sur le secteur manufacturier 

Délais de production défense massifs 

Catastrophe macroéconomique et effondrement des secteurs industriels

La perte simultanée d'ASML et de TSMC ne provoquerait pas seulement une récession, mais un effondrement systémique des chaînes de valeur mondiales. Les semi-conducteurs sont les « cerveaux » de la technologie moderne, et leur absence paralyserait 169 secteurs industriels allant de l'automobile à la santé.

L'automobile et l'électronique de consommation

L'industrie automobile moderne dépend de puces pour la gestion moteur, la sécurité et l'infodivertissement. Lors de la pénurie de 2021, une perturbation mineure avait déjà amputé la croissance mondiale du PIB de 1 %. Avec la disparition de TSMC, qui produit 35 % des microcontrôleurs automobiles mondiaux, la production mondiale de véhicules pourrait s'arrêter quasi totalement.

L'électronique grand public subirait un sort similaire, avec l'impossibilité de fabriquer des smartphones (TSMC produisant 70 % des chipsets mobiles) ou des ordinateurs personnels.

L'intelligence artificielle et le cloud computing

L'explosion actuelle de l'IA, portée par des investissements massifs dans les centres de données, serait stoppée net. Sans les machines d'ASML pour graver les circuits et sans les usines de TSMC pour les produire, les feuilles de route de NVIDIA, AMD et Intel pour 2026-2027 deviendraient caduques. 

La puissance de calcul mondiale cesserait de croître, impactant non seulement les services numériques, mais aussi la recherche scientifique et la cybersécurité.

Le choc sur le financement du commerce mondial

Un conflit dans le détroit de Taïwan entraînerait une contraction brutale du financement du commerce mondial. La Chine, premier exportateur mondial de biens technologiques, verrait son secteur manufacturier dévasté par l'absence de puces taïwanaises, provoquant une onde de choc sur ses partenaires commerciaux, notamment ceux de l'initiative « Belt and Road ».

Les investisseurs chercheraient à retirer leurs capitaux de Chine, mettant sous pression le taux de change du yuan malgré les contrôles de capitaux.

Impact sur la défense et la sécurité nationale des États-Unis

Pour les États-Unis, la perte de l'accès aux semi-conducteurs de pointe est une menace existentielle pour leur posture de défense. Un avion de chasse moderne comme le F-35 est décrit comme un « centre de données volant », intégrant des millions de lignes de code traitées par des puces de dernière génération.

L'épuisement des munitions et la base industrielle de défense

En cas de conflit de haute intensité contre la Chine et la Russie simultanément, les réserves américaines de munitions de précision (PGM) pourraient s'épuiser en moins d'une semaine.

Sans les capacités de production de TSMC, il serait impossible de relancer rapidement la fabrication de missiles sophistiqués ou de drones autonomes utilisant l'IA pour le ciblage. Le Pentagone a commencé à stocker des puces héritées (legacy chips), mais cela ne compense pas la perte de supériorité technologique apportée par les puces de 3 nm ou 2 nm.

Le dilemme de la guerre sur deux fronts

La marine américaine est actuellement dispersée mondialement, tandis que la flotte chinoise est concentrée dans le Pacifique, bénéficiant du soutien de systèmes de missiles terrestres. Une action parallèle de la Russie en Europe forcerait les États-Unis à diviser leurs ressources déjà limitées en munitions et en capacités de cyberdéfense. Cette saturation pourrait abaisser le seuil nucléaire, car les États-Unis pourraient se retrouver incapables de maintenir une dissuasion conventionnelle efficace face à deux agresseurs coordonnés.

Capacité militaire US Dépendance aux puces de pointe Risque en cas de rupture
Chasseur F-35

Critique pour la fusion de capteurs et la guerre électronique.

Impossibilité de maintenance et de production de nouvelles unités.
Missiles de Précision

Indispensable pour le guidage et l'ajustement de trajectoire.

Rupture des stocks en < 1 semaine en combat intense.

Intelligence Artificielle

Fondamentale pour le commandement et le contrôle (JADC2).

Stagnation des capacités tactiques face à l'adversaire.
Satellites et Espace

Puces durcies contre les radiations.

Perte de résilience des communications et de l'observation.

 

La fragmentation technologique et l'âge des ténèbres numériques

Le monde basculerait dans une ère de fragmentation technologique extrême. L'idée d'une chaîne d'approvisionnement mondiale hyper-efficace s'effondrerait au profit de blocs autarciques. Les efforts de « relocalisation » (reshoring) entrepris via le CHIPS Act américain et le Chips Act européen ne suffiraient pas à combler le vide à court ou moyen terme.

L'insuffisance des investissements actuels

Bien que les États-Unis projettent une augmentation de 203 % de leur capacité de fabrication domestique d'ici 2032, leur part de production mondiale n'atteindrait que 14 %.

Plus critique encore, ces nouvelles usines (comme celles de TSMC en Arizona ou d'Intel dans l'Ohio) dépendent entièrement des machines d'ASML pour fonctionner. Si la source de ces machines aux Pays-Bas est détruite, les nouvelles fabs américaines deviendraient des actifs bloqués, incapables de passer aux nœuds technologiques suivants.

La divergence des standards

La Chine, déjà sous le coup de restrictions d'exportation, a accéléré le développement de ses propres standards technologiques (China Standards 2035) et de sa propre infrastructure de fabrication.

En cas de rupture totale, le monde verrait l'émergence de deux écosystèmes incompatibles : un bloc occidental tentant désespérément de reconstruire une capacité de lithographie avancée, et un bloc sino-russe s'appuyant sur des technologies matures et des innovations de contournement (comme le calcul photonique) pour compenser l'absence d'EUV.

La guerre pour le capital humain : les scientifiques du silicium

La véritable richesse de l'industrie des semi-conducteurs ne réside pas dans le silicium, mais dans l'expertise humaine. Une action militaire coordonnée déclencherait une « chasse aux talents » sans précédent.

La relocalisation des talents taïwanais

Certains analystes comparent la situation actuelle à l'opération Paperclip de la fin de la Seconde Guerre mondiale, suggérant que les États-Unis devraient avoir des plans de contingence pour évacuer les ingénieurs clés de TSMC vers le sol américain afin de préserver le savoir-faire critique. Sans ces milliers de concepteurs et d'opérateurs spécialisés, même des installations de fabrication intactes resteraient silencieuses.

La fuite des cerveaux et le braconnage de Pékin

La Chine a déjà réussi à débaucher près d'un dixième des ingénieurs en semi-conducteurs de Taïwan en offrant des salaires multipliés par quatre. En cas d'invasion, la capture de ce capital humain serait une priorité stratégique pour Pékin, tout autant que la saisie des machines.
 

Vers un nouvel ordre mondial bipolaire et multilatéralisme de puissance

L'action conjointe de la Russie et de la Chine scellerait la fin de l'ordre mondial unipolaire dominé par les États-Unis. Le monde se diviserait en deux blocs économiques et politiques distincts, avec des conséquences majeures pour la gouvernance mondiale.

BRICS+ contre G7 : la bataille pour l'hégémonie

Le bloc BRICS+, désormais élargi, contrôle une part croissante du PIB mondial en parité de pouvoir d'achat (PPA) et domine les marchés de l'énergie et des ressources naturelles.

En paralysant le centre nerveux technologique du G7, la Russie et la Chine chercheraient à imposer une nouvelle architecture financière mondiale, réduisant la dépendance au dollar et neutralisant l'efficacité des sanctions occidentales.
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La fin de la mondialisation libérale

La mondialisation, telle que nous l'avons connue, basée sur l'optimisation des coûts et l'efficacité des flux tendus, serait remplacée par une économie de sécurité nationale. La résilience et la souveraineté deviendraient les principes directeurs, au prix d'une inflation structurelle élevée et d'un ralentissement de la croissance économique globale.

Bloc Avantages stratégiques Défis majeurs
G7 (Occident)

Avance logicielle, R&D, institutions financières établies.

Dépendance critique aux semi-conducteurs importés, vieillissement démographique.

BRICS+ (Chine/Russie)

Ressources naturelles, domination manufacturière, croissance démographique (Inde).

Retard dans les puces de pointe, instabilité institutionnelle, endettement.

 

L'aurore d'une instabilité permanente

L'action militaire coordonnée de la Russie contre ASML et de la Chine contre TSMC représenterait l'acte de sabotage le plus conséquent de l'histoire moderne. Les conséquences pour le monde et les États-Unis seraient dévastatrices et irréversibles à court terme.

L'analyse démontre que les États-Unis et leurs alliés ne sont actuellement pas préparés à un choc de cette ampleur. La base industrielle de défense américaine, bien que technologiquement supérieure, souffre d'une fragilité structurelle due à sa dépendance à un seul point de défaillance : le détroit de Taïwan. De même, la sécurité européenne repose sur un pivot technologique situé aux Pays-Bas qui, s'il était compromis, entraînerait une défaillance économique en cascade sur tout le continent.

Pour le monde, cela signifierait la fin de l'ère de l'abondance numérique et le début d'une compétition féroce pour les ressources de base. Pour les États-Unis, cela marquerait un test sans précédent de leur capacité à innover sous pression extrême et à maintenir leur réseau d'alliances face à un bloc révisionniste déterminé à utiliser la technologie comme un instrument de guerre totale. La "Rupture Asymétrique" ne serait pas seulement une crise de production de puces, mais une refonte violente de la réalité géopolitique globale, où la puissance brute reprendrait le pas sur les règles du commerce international.


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