
Le mariage in extremis, prévu à l’article 75 du Code civil, permet à deux personnes de se marier sans respecter les délais habituels lorsqu’un des futurs époux est en péril imminent de mort : l’officier d’état civil peut célébrer l’union sur place, au domicile ou à l’hôpital, sans publication préalable des bans.
Chaque époux conserve sa loi personnelle pour les droits indisponibles : pour un Français, c’est le Code civil.
L’officier d’état civil peut célébrer immédiatement, sans autorisation du procureur de la République ni publication des bans, puis justifier rapidement le recours à cette procédure exceptionnelle.
L’article 75 prévoit aussi le mariage « pour empêchement grave » lorsque l’un des époux ne peut se rendre au lieu habituel : l’officier se déplace mais le délai de publication des bans (minimum 10 jours) reste applicable et nécessite l’autorisation préalable du procureur pour toute dispense de bans.
Avantages
Inconvénients
À titre complémentaire, la Cour de cassation sanctionne l’abus de l’action en nullité par réparation pour atteinte à l’honneur et à la dignité du conjoint survivant lorsque des contestations malveillantes du mariage in extremis sont formées à des fins purement patrimoniales.
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