

Il faut distinguer plusieurs propositions de LFI, qui sont souvent mélangées dans le débat public :
Dans les propositions historiques de LFI, l'assiette n'est généralement pas limitée à l'immobilier comme l'IFI actuel. Il s'agit d'un impôt sur le patrimoine net global.
Cela comprendrait typiquement :
Le calcul serait effectué sur le patrimoine net, c'est-à-dire :
Oui, en principe.
Si vous détenez par exemple :
votre patrimoine net serait :
8 + 4 + 2 - 1 = 13 M€
Vous franchiriez alors le seuil de 13 M€.
La difficulté pratique réside dans la valorisation des sociétés non cotées. L'administration fiscale utilise généralement :
Les parts sociales ne sont donc pas prises à leur valeur nominale mais à leur valeur de marché estimée.
C'est un point essentiel.
Sous l'ancien ISF, certains biens professionnels pouvaient être exonérés sous conditions. Les différents projets de LFI ont souvent proposé de réduire fortement ces exonérations afin d'éviter qu'une grande fortune soit abritée dans une holding ou une société familiale.
La réponse définitive dépendrait toutefois du texte de loi effectivement adopté : certaines versions peuvent maintenir une exonération partielle des outils de travail, d'autres non.
Juridiquement, parler de « confiscation » est davantage un terme politique qu'un terme fiscal.
Concrètement, même dans les propositions les plus dures de LFI, il s'agirait d'un impôt annuel sur le patrimoine ou d'une taxation très élevée des successions, et non d'une saisie automatique des biens par l'État.
En revanche, certaines déclarations récentes de responsables LFI ont effectivement défendu un plafonnement des héritages avec une récupération par l'État de ce qui dépasserait environ 12 millions d'euros transmis.
Un chef d'entreprise possède :
Patrimoine net :
1,5 + 3 + 10 + 2 - 3,5 = 13 M€
Dans un système d'ISF rétabli sur le patrimoine global, il serait considéré comme détenteur d'un patrimoine net de 13 M€, les parts de son entreprise entrant dans l'assiette, sauf exonération spécifique prévue pour les biens professionnels.
C'est donc bien le patrimoine personnel + les participations dans les sociétés + les actifs financiers, diminués des dettes, qui seraient généralement pris en compte, et pas uniquement l'immobilier.
La Cour de cassation rappelle que l’action en délivrance du legs est soumise à la prescription de cinq ans de l’article 2224 du Code civil (Cass. 1re civ., 23 octobre 2024, n° 22-20.367). La décision de la Cour de cassation, première chambre civile, d...
Monaco : paradis fiscal, mirage fiscal ou simple art de vivre hors norme ? À entendre certains récits, s'installer à Monaco suffirait à faire disparaître l'impôt comme par enchantement, un peu comme si le fisc s'arrêtait net &agrav...
Des Bahamas au Wyoming : chronique fiscale d'un contribuable français en quête de ciel bleu Après avoir caboté entre les Bermudes, les Caïmans et Singapour, notre voyage touche presque à sa fin. Le moment est venu de jeter l'ancre aux Bahama...
Poursuivons donc notre croisière fiscale sous les latitudes ensoleillées de l'Atlantique et de l'Asie. Après avoir abordé la fiscalité patrimoniale, intéressons-nous à un sujet qui passionne les entrepreneurs, les investisseurs et les d&...
3 600 milliards d'euros : lorsque la dette française se mesure en maisons, en béton et en générations Que représente réellement une dette de 3 600 milliards d'euros ? La dette publique française s'établissait officiellement...